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Cour constitutionnelle/Rentrée solennelle : Entre autosatisfaction et interpellation du gouvernement
 

A la faveur de l’audience solennelle de la rentrée annuelle de la Haute juridiction tenue le 19 janvier 2012 à Libreville, le Président de la Cour Constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo qui a brossé un tableau luisant des activités de la Cour durant l’année écoulée, a interpellé les pouvoirs publics sur la nécessité d’introduire, pour les prochaines échéances électorales, la Biométrie dans le système électoral actuel afin d’atténuer, certaines interprétations à tort ou à raison, des résultats sortis des urnes.

En présence du Président de la République, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, du Premier ministre, Chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba, des présidents des Corps constitués, des diplomates et des membres du gouvernement, le président de la Cour Constitutionnelle a , dans son allocution prononcée après l’exécution de l’hymne national, salué la présence des plus hautes autorités à cette cérémonie solennelle de rentrée annuelle. Marie Madeleine Mborantsuo a rappelé le contexte dans lequel a été mise en place la plus haute juridiction constitutionnelle du Gabon.

Il ressort qu’elle est une émanation du Conseil juridique à l’aube de l’indépendance du Gabon. Survint alors la Cour suprême qui se subdivisera en quatre Chambres, dont la Chambre Constitutionnelle, en charge de la garantie du respect de la loi fondamentale. C’est cette Chambre qui deviendra dans les années ayant précédé le retour vers le multipartisme intégral, la Cour constitutionnelle. Le président de la Cour constitutionnelle a déclaré que, l’institution dont elle avait en charge avait pleinement rempli sa mission au cours de l’année écoulée.

Elle relèvera d’ailleurs qu’en dépit de certaines pesanteurs politiques, la Cour n’a jamais faillit et a par conséquent, donné toujours le meilleur d’elle-même afin de garder jalousement son indépendance et sa neutralité.  Pour elle, c’est une légitime fierté pour les membres de la Cour en sachant qu’ils ont maintenu la rigueur qui a, en tout temps, caractérisé cette institution. Poursuivant son propos, le président de la Cour constitutionnelle a reconnu et soutenu la bravoure dont ont fait preuve les neuf membres qui la composent durant la période de transition que le Gabon a traversé en 2009.

Pour elle, il a fallu bien interpréter la loi organique en son article 13 pour que soit mis en branle le processus intérimaire à la tête du pays. Pour ce qui concerne les actes posés par les politiques, Marie Madeleine Mborantsuo a  déclaré que la Cour fonctionnant dans la logique de la séparation des pouvoirs aura contribué et continuera toujours à contribuer dans le raffermissement de l’état de droit. L’apport non négligeable de la Cour dans l’enracinement de la démocratie a été largement évoqué par le premier responsable de cette institution qui a souhaité une plus grande ouverture démocratique dans le paysage politique national, en introduisant la biométrie dans le processus électoral.
 
Sur un tout autre plan, le Président de la Cour Constitutionnelle a par ailleurs félicité le gouvernement pour avoir pu respecter les délais d’organisation de la dernière élection législative qui consacre le renouvellement de la première Chambre du Parlement gabonais. Justement parlant de ce scrutin, Marie Madeleine Mborantsuo a dit que la Cour se prononcera, le moment venu, sur l’organisation de cette consultation. Pour l’instant, elle s’atèle à vider le contentieux soumis à son appréciation.

Avant de déclarer close l’année 2011 et ouverte celle de 2012, le président de la Cour a rappelé aux plus hautes autorités de la célébration en fin d’année en cours et peut-être dans ses nouveaux locaux sis au boulevard du bord cde mer, des 20 ans de la Cour constitutionnelle du Gabon.

Vendredi 20-Jan-2012 10:09
 
 
 
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